English subs included.
Banlieue parisienne, fin des années 70.
Franck Poupard, un représentant de commerce va se retrouver plongé dans une sordide histoire suite à un déclenchement d’amour fou avec une très jeune femme, prostituée malgré elle par sa vieille tante…
Très vite, les choses vont se précipiter et la névrose ambiante va prendre le dessus sur les divers protagonistes mêlés de près ou de loin à cet embrouillamini…
Jusqu’à l’inconcevable irréversible qui fera de Poupard un assassin qui, dans un élan de fureur désespérée, perdra totalement pied et se noiera dans l’irraisonné…
Mon avis :
Légendaire métrage du très grand Alain Corneau, ce « Série Noire » de haute volée met en exergue, via des personnages démentiels et écorchés vifs, deux pathologies : le syndrome de Gilles de la Tourette (Dewaere, hallucinant) et une forme autistique (Marie Trintignant, habitée littéralement par son rôle)…
Ce mélange détonnant auquel est rajouté une noirceur et un aspect glauque proche de la dépression ou de la psychose, donne au final un des métrages les plus déprimants de tous les temps…
Mais qui n’en oublie pas pour autant d’être impitoyablement rigoureux dans son traitement scénaristique, englobant ainsi une galerie de personnages tous plus barrés et disjonctés les uns que les autres…
La force imparable de « Série Noire » est qu’à aucun instant il ne juge ou cautionne les méfaits de Poupard ou des autres, Corneau délivre un constat fluide, sans un seul parti pris…
Il laisse filer sa caméra gracile dans une succession de plans séquences d’anthologie, proche d’un art surréaliste voire dadaïste, reprenant des décors adaptés à des situations de tous les jours, mais transcendées par le malaise absolu qui suinte de façon atmosphérique et maladive…
Corneau enrichit son film par des moments de catharsis ponctués peu après par des instants d’apaisements, comme si un malade venait de prendre son traitement médical et se sentait soulagé…
Dewaere est le parfait exemple de ce ressenti, démonstration d’une démence psychanalytique, portant le film à 100 % à bras le corps, pour une issue que l’on ne sera pas près d’occulter…
Blier et Boyer sont également parfaits en seconds rôles, respectivement patron vénal et épouse désoeuvrée et malheureuse…
Le genre de film qui peut rebuter si l’on est formaté à un cinéma traditionnel mais que l’on peut savourer sans distinction si l’on est fan de films déviants et de cinéma « à part »…
On est à la limite du film fantastique…
Série Noire, Alain Corneau's seedy 1979 adaptation of Jim Thompson's A Hell of a Woman, is considered by aficionados of Thompson's work to be the best movies based on the bleak novelist's work.
Although the setting is changed from Big City USA to the dismal, wintry Paris suburbs, this neo-noir retains the outline of Jim Thompson's source novel (A Hell of a Woman), following the trajectory of its door-to-door salesman until, with an almost audible 'Voilà!', he's deposited in an abyss of hopelessness - thief, triple murderer and not a sou to show for it. But the characterisations are turned on their heads. 'A hell of a woman' is here an engimatically passive 17-year-old (Trintignant), while the weary hero is rendered hyperactive in Dewaere's tornado-strength performance, hysterical rages, comical monologues and all.
Série noire may not have been Corneau’s biggest success at the box office,but it is unquestionably one of his most inspired and original films. It offers a vision of a broken down society that is at first depressing but, on further reflection, utterly terrifying - a nightmarish reality devoid of hope and love, where human beings cannot even engage with one another at the most superficial level, and where the sane and insane are differentiated only by the number of corpses that litter their living rooms. Has cinema ever given us a bleaker and more thought-provoking view of where we might be heading? Série noire is an excursion into Hell. Laugh if you dare.
Patrick Dewaere,on the 16th July 1982 killed himself
Marie Trintignant,after a violent argument,Medical evidence suggested the slightly built Mme Trintignant had been struck in the face at least 19 times,with her boyfriend Bertrand Cantat (singer in the French rock band Noir Désir), she was knocked unconscious and fell into a coma. Despite an operation to save her life, she died from a brain haemorrhage on 1st August